Dans le cadre des grands projets de la Région Réunion, le musée a fermé ses portes au public depuis le 1er mars 2011 pour entamer un vaste chantier de réh
Le musée
Missions du musée
Un musée, cela vit et évolue
La reconnaissance du musée par le Ministère de la Culture signifie que ses collections, ainsi que ses actions envers les publics, représentent un intérêt scientifique, culturel et pédagogique.
Dans le respect du label « Musée de France », le musée mène plusieurs types d’actions, parfois visibles, parfois plus discrètes, mais toutes orientées vers une meilleure connaissance de notre histoire, de nos racines et des liens qui nous unissent.
L’action culturelle permet d’enrichir le discours du musée, de répondre aux préoccupations des publics, d’expérimenter de nouvelles manières de communiquer avec eux, en concevant des expositions, des animations et en organisant des rencontres.
L’action pédagogique est tournée vers les scolaires. En devenant « élève-visiteur », l’enfant apprend à porter un regard critique sur le musée afin de mieux comprendre les notions de Patrimoine, de mémoire et de transmission. Des ateliers, des documents pédagogiques, des visites pour les enseignants complètent ces dispositions.
La conservation consiste à protéger les témoignages matériels du passé. Cette mission va de l’entretien des collections (restauration, protection) à l’acquisition de nouveaux objets (par don ou par achat). A Stella, les objets ne sont pas choisis pour leur beauté mais pour leur rôle qu’ils ont joué dans la vie des hommes, et pour leur capacité à nous faire comprendre cette histoire.
La muséographie est l’art d’écrire l’histoire dans l’espace du musée. En se servant des objets, des images, des textes, de programmes interactifs et d’éléments de décors, les muséographes assistés des scénographes transcrivent le propos scientifique du musée. Ils mettent en valeur les éléments du patrimoine, et adaptent le discours aux différents publics.
La recherche scientifique est à la base de toutes les actions du musée. Les historiens, les ethnologues, et parfois les géologues, les physiciens, les agronomes et d’autres spécialistes, issus de l’Université et d’organismes de recherche, collaborent avec le musée pour développer la connaissance scientifique des collections, des témoignages et des modes de vie.
Un service d’accueil et de surveillance. Les agents du musée assurent des missions d’accueil et de surveillance, d’entretien, ils animent un centre de documentation, un service technique, une administration. Tous sont au service du public et permettent au musée de fonctionner dans de meilleures conditions.
Après 15 ans… un nouveau projet culturel pour Stella
Le musée Stella Matutina occupe depuis une quinzaine d’années une place privilégiée dans le paysage muséal réunionnais, avec une identité reconnue en tant qu’outil prédominant pour la connaissance de l’économie et de la société construites autour du sucre.
Cependant, le vieillissement de la muséographie et l’émergence de nouveaux sites culturels imposent de mettre en œuvre un programme scientifique et culturel rénové dans sa conception et ses moyens d’animation. Tout en affirmant son identité en tant que musée du sucre, de la canne et du rhum, il est proposé de faire de Stella Matutina un lieu incontournable de la mémoire ouvrière réunionnaise.
Vers un écomusée industriel
Le vivant doit primer sur l’approche technologique. Sans cesser d’expliquer les processus, le musée prendra une dimension écomuséale :
- Le « monde de l’habitation », les anciens « travailleurs » de l’usine, les cadres et les ouvriers, leurs familles et leurs différentes catégories de population qui gravitent autour de l’usine et contribuaient à la faire vivre, sont représentés, à travers leurs témoignages issus des enquêtes ethnographiques menées par le musée,
- Les anciens et leurs descendants qui vivent encore sur les lieux sont associés, non seulement dans un souci d’hommage aux travailleurs du sucre, mais surtout pour faire un lien vivant avec les publics et transmettre cette mémoire,
- Le musée lui-même s’ouvre sur son environnement immédiat qui est celui de l’ancienne habitation, en proposant des visites de la « Kour tabisman » : des anciennes annexes de l’usine, des lieux de culte, etc… Cette ouverture vise à faire du musée un équipement culturel bien intégré dans le quartier.
